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Publié par Editions Hervé Chopin 

435 pages

22 euros

première publication: 2019 

traducteur: Adelino Pereira

titre original: O Magico de Auschwitz

 

 

Résumé:

 

Prague, 1939. Les Allemands envahissent la Tchécoslovaquie où se sont réfugiés Herbert Levin, sa femme et son fils pour fuir le régime nazi. Le magicien, qui se fait déjà appeler le " Grand Nivelli " est très vite remarqué par les dirigeants SS fascinés par le mysticisme et les sciences occultes.

Léningrad, 1943. Le jeune soldat Francisco Latino combat pour Hitler au sein de la Division bleue espagnole. Ce légionnaire réputé pour sa brutalité se fait remarquer durant le siège russe. Les SS décident de l'envoyer en Pologne où les enjeux sont devenus prioritaires.

Ni Herbert Levin, ni Francisco Latino ne savent encore que leurs destins vont se croiser à Auschwitz. Un destin qui va dépasser leur propre histoire. 

 

Commentaire:

 J’avais vu passé ce roman sur les réseaux sociaux et l’histoire m’avait intrigué. De plus, tout ce qui touche à la Seconde Guerre Mondiale et aux déportations m’intéresse. Ce roman étant disponible à la médiathèque, je n’ai pas hésité à l’emprunter.

Nous suivons deux histoires en parallèles. Tout d’abord, celle de Herbert Levin, magicien, et de sa famille. Réfugiés à Prague pour fuir le régime nazi, ils vont malheureusement voir le destin les rattraper. D’abord soumis aux contraintes imposées aux Juifs, ils vont ensuite être déportés à Theresienstadt, camp où sont envoyés de nombreux Juifs célèbres. De là, ils ne tarderont pas à partir pour Auschwitz… A travers le personnage d’Herbert, l’auteur met un coup de projecteur sur le mysticisme et les sciences occultes qui font partis intégrante du régime nazi. On découvre la mythologie qui se cache derrière et ça fait froid dans le dos. C’est un aspect que je ne connaissais pas et j’ai beaucoup aimé ce passage. Ensuite, on s’intéresse au camp-ghetto de Theresienstadt qui est peu évoqué dans la littérature que j’ai pu voir. Le fonctionnement est assez singulier et il est toujours troublant de voir comment les gens peuvent ne pas se rebeller parce qu’il leur est impossible d’imaginer le pire.

La deuxième histoire est consacré à Francisco Latino, jeune portugais  qui se bat dans une unité espagnole pour Hitler. Francisco est un mercenaire au début du roman. Il se bat et tue les ennemis de son camps sans état d’âme. Son passage sur le frond russe va leur faire changer. D’abord, lors de la bataille de Leningrad, puis lors de sa rencontre avec Tanusha. Remarqué par ses supérieurs, il est envoyé comme gardien du camp d’Auschwitz. C’est à travers lui que nous découvrons son fonctionnement et les aspects inconnus des prisonniers. Au début du roman, j’avais du mal avec Francisco car il ne dégageait aucune émotion. Il était froid. Difficile de s’attacher un minimum à lui. Mais au fur et à mesure, il commence à devenir plus humain. Lui aussi à du mal à croire au pire, alors même qu’il en est un maillon essentiel.

 

L’histoire ne finit pas avec la fin du roman mais se poursuit dans Le manuscrit de Birkenau (dont s’est inspiré l’auteur pour écrire son roman). Il me tarde de le lire pour connaître la suite.

 

Un roman prenant, malgré quelques temps morts. Il m’a fallut quelques pages pour rentrer dans l’histoire. J’ai préféré la partie sur Herbert, mais Francisco s’améliore de pages en pages…

Une approche différente de la déportation et du régime nazi que je ne peux que vous conseiller si c’est un sujet qui vous intéresse…

 

 

 

 

 

 

 

Lecture en février 2022