Le monde de Mara volume 2

22 septembre 2022

Le tournesol suit toujours la lumière du soleil (Les femmes Ferriday tome 1) ❋❋❋ Martha Hall Kelly

 

couv13483678

 

Publié par Pocket 

669 pages

8,50 euros

première publication VO: 2021

première publication VF: 2022

traducteur: Géraldine d’Amico et Laurence Videloup

titre original: Sunflower sisters

 

 

Résumé:

 

Au printemps 1861, les États-Unis sont au bord de la guerre civile et la Confédération comme l’Union intensifient la conscription chaque jour un peu plus.

 

En ces temps troubles où chacun joue sa liberté dans un pays sur le point de s’effondrer, les destins de trois femmes exceptionnelles s’entremêlent.

 

À New York, Georgeanna Woolsey va à l’encontre de toutes les attentes de la société mondaine et s’engage comme infirmière. Lorsque l’armée de l’Union passe par la plantation du Maryland où elle est esclave, la jeune Jemma est déchirée : doit-elle abandonner sa famille ou renoncer à la liberté? Quant à Anne-May, en charge de la plantation familiale depuis que les hommes ont rejoint les troupes confédérées, son ambition dévorante ne tarde pas à l’exposer à un sort terrible. 

 

 

Commentaire:

Je découvre Martha Hall Kelly avec ce roman. J’ai découvert qu’il s’agissait du tome 3 d’une trilogie consacrée aux femmes Ferriday.  Je suis curieuse de lire les deux tomes précédents, surtout qu’on se trouve à des époques différentes.

Ici, direction la guerre de Sécession. Nous allons suivre, d’un côté, Jemma une jeune esclave. De l’autre, Georgy, une jeune femme de bonne famille qui se bat pour le droit des esclaves et qui veut devenir infirmière. Nous avons également le point de vue de la maîtresse de Jemma, Anne-May.

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, je n’ai pas ressenti une réelle empathie pour les personnages. Pourtant certains ont des destins tragiques. Il a bien fallu attendre la moitié du roman pour que je soit happée par l’histoire. Et là la magie a opéré et je me suis attachée aux héroïnes. Dans un monde en guerre qui met la femme de côté, elles vont devoir se battre pour imposer leurs idées et gagner leur liberté. Outre nos héroïnes, c’est également une leçon d’histoire que nous propose l’auteure. Je suis relativement novice dans l’Histoire des Etats-Unis et sur la guerre de Sécession. On est plongée dans les évènements grâce aux personnages et aux balises temporelles placées à chaque début de chapitre. Je pense que pour un lecteur américain il est aisé de suivre les différents évènements et batailles. Pour moi, cela a été un peu plus laborieux. Ça ne gène pas la lecture, mais je ressors un peu frustrée de ne pas avoir eu toutes les cartes en main.

Néanmoins, malgré les quelques petits défauts relevés, j’ai aimé ma lecture. On sent le travail de recherche de l’auteure. Elle s’est d’ailleurs inspirée de personnages réels pour écrire son roman. J’ai beaucoup apprécié cet aspect de l’histoire. L’auteure nous apporte des précisions après la fin de l’histoire. C’est un plus pour moi.

Jolie découverte donc qui m’a donné envie de découvrir les autres romans de l’auteure. Peut-être lors de la prochaine édition du challenge Pavé de l’été…

 

 

Lecture en septembre 2022

 

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 23

pave-2022-250

 

 

Page récapitulative chez Brize

 

 


19 septembre 2022

Les disparus du Clairdelune (La passe-miroir tome 2) ❋❋❋ Christelle Dabos

 

couv4740676

 

Publié par Gallimard 

667 pages

9,50 euros

première publication: 2015

 

 

 

Résumé:

 

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité. 

 

 

Commentaire:

Deuxième tome des aventures d’Ophélie. Suite aux évènements du tome précédent, la jeune femme est devenue vice-conteuse de Farouk, l’esprit de famille. Obligée de raconter des histoires à Farouk pour être sous sa protection, la vie d’Ophélie va désormais être scruté par l’ensemble de la Cour. Mais sa vie n’est pas de tout repos: menaces, disparitions, mystères,… On ne s’ennuie pas vraiment durant cette lecture. On en apprend un peu plus sur le « grand » mystère de la saga, même si tout n’est pas encore bien clair.

Les relations entre Ophélie et Thorn évoluent peu à peu. Les motivations de Thorn apparaissent au fur et à mesure, même si je pense qu’on risque d’en apprendre encore par la suite. Ophélie s’affirme de plus en plus et je trouve ça bien. Elle prend des décisions, pas toujours facile, mais elle prend enfin son destin en main. J’ai une tendresse particulière pour les deux tantes, Roseline et Berenilde. Chacune à sa façon, elles vont aider nos héros. 

Ce deuxième tome est un peu moins fouillis que le précédent. On comprend mieux la présence de chaque élément, il y a plus d’explications de la part des personnages. Le style de l’auteure s’affirme. Elle mélange plusieurs univers, plusieurs style. La magie est omniprésente et les différents pouvoirs apportent un plus à l’histoire. J’espère juste que l’auteure ne partira pas dans un truc trop religieux. Et avec la fin sous forme de suspens de ce tome, je n’ai qu’une envie c’est me plonger dans le tome 3!

 

Lecture en septembre 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 22

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

 

De la même auteure:

 "Série La passe-miroir" Les fiancés de l'hiver

13 septembre 2022

Fleurs de feu (Fleurs de feu tome 1) ❋❋❋ Sarah Lark

 

couv75422461

 

Publié par Archipoche 

752 pages

9,95 euros

première publication VO: 2013

première publication VF: 2021

traducteur: Jean-Marie Argelès

titre original: Die zeit der feuerblüten 

 

Résumé:

1837. L'espoir d'une vie meilleure pousse Ida et ses parents à partir à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Quand leur navire, accoste enfin au sud de l'île, les colons s'installent dans un village de pêcheurs. Et Ida déchante.

 

Non seulement est-elle mariée de force à un homme qui se révèle brutal, mais la vie, au sein de cette communauté rigoriste, y est tout aussi dure qu'en Europe.

 

Par chance, Ida se lie avec Cat, qui n'a pas non plus été épargnée par le destin. Les deux jeunes femmes vont dès lors se soutenir. Et, qui sait, trouver enfin le bonheur...

 

 

 

 

Commentaire:

 Après un détour par la Jamaïque, retour en Nouvelle-Zélande avec des personnages qui rêvent d’une vie meilleure.

D’un côté, nous avons Ida, jeune allemande qui suit sa communauté en Nouvelle-Zélande pour débuter une nouvelle vie. Mais la communauté de confession vieux-luthérien entent bien reproduire son mode de vie au pays du nuage blanc. L’intégrisme religieux est en grande partie au centre de ce roman. La jeune femme va devoir se plier aux ordres de son père et épouser un membre de sa communauté. C’est le début d’un long cauchemar.

D’un autre côté, nous avons Cat. La jeune femme est la fils d’une prostituée. Quand le souteneur de sa mère décide qu’il est temps pour Cat de commencer à travailler, elle s’enfuie et rejoint une tribu maori. Elle est à mi chemin entre les deux cultures. Après des années, elle rejoint la « civilisation » et fait la connaissance d’Ida. Bien que très différentes, les deux femmes deviennent néanmoins très amies. Cette amitié leur permettra de traverser plusieurs épreuves et de trouver enfin le bonheur…

On reprend les mêmes ingrédients que dans les sagas précédentes et on change de contexte. Ici la religion tient une grande place. Et elle a un côté très négatif. Dès le début, on se rend compte que les anciens du village ne sont que des misogynes qui entendent bien garder leurs femmes sous contrôle. Tenues, relations avec les autres, tâches dédiées,… C’est simple, à part Karl et Eric, aucun homme du village n’est sympathique. On souffre avec Ida tellement l’auteure lui en fait baver. Et comme elle est plutôt passive durant une grande partie du roman, elle subit vraiment les évènements. Cat est plus forte, même si elle morfle aussi au cours du roman.

On assiste à la naissance des barons des moutons en Nouvelle-Zélande. Dans les trilogies précédentes, les exploitations existent déjà. Mais ici nous sommes quelques années avant. Et on s’intéresse principalement aux colons allemands, grande nouveauté par rapport aux autres romans.

Sans dévoiler une des intrigues du roman, je suis curieuse de voir comment une décision sera traitée dans la suite. Car franchement quand la vérité sera connue des intéressés, ça risque d’être explosif.

Comme à chaque fois, j’ai aimé me rendre en Nouvelle-Zélande. L’auteure a le don pour me transporter dans le passé. Si la vie des pionniers ne me tente guère, chevaucher dans les grandes étendues des Plains me plairait beaucoup.

Avec Sarah Lark, le dépaysement est toujours garanti. Et surtout un bon moyen de découvrir l’histoire des début de la colonisation de la Nouvelle-Zélande…

 

 

Lecture en septembre 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 21

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

De la même auteure:

"Série Gwyneira McKenzie" Le pays du nuage blancLe chant des espritsLe cri de la terre.

"Série Lizzie et Michael" Les rives de la terre lointaineA l'ombre de l'arbre KauriLes larmes de la déesse Maori.

"Série La Jamaïque" L'île aux mille sources;

 

L'automne d'une reine (Aliénor d'Aquitaine tome 2) ❋❋❋ Elizabeth Chadwick

 

couv56905076

 

Publié par Hauteville 

660 pages

8,20 euros

première publication VO: 2014

première publication VF: 2020

traducteur: Alain Sainte-Marie

titre original: The winter crown 

 

Résumé:

1154. Aliénor est couronnée reine d’Angleterre aux côtés de son époux, le jeune Henri II Plantagenêt. Elle est désormais l’une des femmes les plus puissantes d’Europe. Tandis que Henri part en guerre contre les ennemis de la Couronne afin d’asseoir son autorité, Aliénor se révèle une souveraine active sur tous les fronts et une mère dévouée pour leurs nombreux enfants. Mais bientôt délaissée par Henri, qui lui préfère sa jeune amante, Aliénor se voit peu à peu déposséder du pouvoir qui est sien. Alors que la rébellion couve au sein de la famille royale, Aliénor découvre à ses dépens que même une reine doit constamment se battre pour conserver sa place.

 

 

 

 

Commentaire:

 Après le tome 1 cet été, voici la suite consacrée à la vie d’Aliénor en tant que reine d’Angleterre. Pour rappel, le tome 1 était consacré à la période où la jeune femme était reine de France. Suite à son « divorce » d’avec le roi Louis, elle a épousé Henri Plantagenêt qui a des prétentions sur le trône d’Angleterre. Au début du tome 2, ils sont tous les deux couronnés roi et reine. Le roman se déroule sur 20 ans (de 1154 à 1174) et pendant cette période Aliénor va mettre au monde 7 enfants (le premier enfant du couple était né l’année d’avant). Elle qui ne voulait pas être une reproductrice, c’est raté. Aliénor est une femme intelligente, capable de diriger le pays. Pourtant, très vite, son époux ne la considère que comme capable de mettre au monde ses héritiers et rien d’autre. On ne peut que compatir avec Aliénor et les femmes qui jalonnent le roman. La vue est difficile pour les femmes de l’époque. Elles ne sont que des pions pour les hommes, ça me révolte. Certes nous sommes à une époque différente, mais finalement les choses n’ont pas vraiment changé en 2022. Si on ne peut plus marier une femme à n’importe quel âge, certains hommes sont toujours convaincus qu’ils ont tout les pouvoirs. Résultat, on a envie de frapper quasiment tout les personnages masculins du début à la fin du roman. 

Si au premier abord Henri avait l’air plutôt agréable, on se rend vite compte qu’il veut le pouvoir et qu’il n’entent pas le partager. Que se soit avec sa femme, ses héritiers ou les membres de sa cours. D’un naturel agréable au début du roman, plus les années passent plus il devient invivable et détestable. Aliénor n’a vraiment pas de chance dans son choix d’époux. Même si elle n’a rien d’une oie blanche, on ne peut que compatir avec elle. Elle a ses défauts mais elle est loyale avec ceux qui le méritent. Le tome 2 finit sur un retournement de situation. J’ai hâte de voir comment Aliénor va retourner la situation à son avantage.

Encore une fois, Elizabeth Chadwick brosse un beau portrait de femme. J’ai particulièrement aimé le personnage d’Isabelle de Warren. C’est d’ailleurs le seul personnage qui apporte une touche d’espoir dans le roman. J’espère qu’on la retrouvera dans la suite. Suite qui portera sur les dernières années de la reine… Vivement la parution en poche du tome 3!

 

 

Lecture en septembre 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 20

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

De la même auteure:

"Série Aliénor d'Aquitaine" L'été d'une reine;

 

Hôtel Castellana ❋❋❋ Ruta Sepetys

 

J04198

 

Publié par Gallimard 

604 pages

9,49 euros

première publication VO: 2019

première publication VF: 2020

traducteur: Faustina Fiore

titre original: The fountains of silence

 

 

Résumé:

1957. Daniel Matheson passe l'été à Madrid avec ses parents. Passionné de photographie, il espère découvrir le pays de naissance de sa mère par le viseur de son appareil. Dans l'hôtel Castellana où s'installe la famille Matheson travaille la belle et mystérieuse Ana. Daniel découvre peu à peu son histoire, lourde de secrets, et à travers elle le poids de la dictature espagnole. Mais leur amour est-il possible dans un pays dominé par la peur et le mensonge ?

 

 

 

 

Commentaire:

 

Ma première lecture de Ruta Sepetys remonte à 2014 avec Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre et qui s’était soldée par un coup de coeur. Je m’étais toujours dis que je relirai un roman de l’auteure. Comme cela faisait plusieurs fois que Hôtel Castellana me faisait de l’oeil en librairie, j’ai donc fini par me lancer. Ce roman nous entraine en 1957 à Madrid en pleine période franquiste. L’auteure nous fait découvrir la période à travers les yeux de Daniel, jeune américain, qui se passionne pour la photographie. A travers lui et les personnes qu’il va croiser durant son séjour, nous allons découvrir la vie quotidienne des espagnoles sous le régime de Franco.

Roman très intéressant qui met en lumière une période de l’histoire espagnole souvent peu connue des lecteurs français. Répression, dénonciation, prison, disparition, tels sont les évènements qui rythment le pays depuis la présence au pouvoir du dictateur. La vie est difficile et chacun doit faire attention à ce qu’il dit et ce qu’il fait. Nous avons différents points de vue. Ceux qui tentent de survivre au jour le jour, ceux qui sont des partisans convaincus du régime, ceux qui profitent du sytème… J’ai aimé avoir différents points de vue, cela permet d’avoir une vue complète sur la période. Surtout que différents sujets sont traités dans le roman. La vie quotidienne, les corridas, les orphelins, l’implication des américains dans la vie du pays,… Certaines situations racontées font froid dans le dos, même si pour certaines j’étais déjà au courant.

Le récit alterne avec des extraits de documents, pour la plupart américains. Cela apporte un éclairage extérieure à l’histoire, même si certains extraits ne m’ont pas paru très intéressants. D’autres par contre sont très pertinents.

Le style est fluide et les pages défilent. J’ai passé un bon moment avec Daniel, Ana et leurs familles et amis. Seul l’épilogue me parait un peu tirer par les cheveux. Le twist de l’auteure n’était pas, à mon sens, nécessaire pour clôturer l’histoire.

Une très bonne lecture, qui n’est pas un coup de coeur, que j’ai beaucoup apprécié.  J’essayerai de ne pas mettre 8 ans avant de lire un autre roman de l’auteure.

 

Lecture en septembre 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 19

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

De la même auteure: Ce qu'il n'ont pas pu nous prendre

 


03 septembre 2022

Les fiancés de l'hiver (La passe-miroir tome 1) ✻✻✻ Christelle Dabos

 

couv32782790

 

Publié par Gallimard 

567 pages 

8,65 euros

première publication: 2013

 

 

 

Résumé:

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.. 

 

Commentaire:

Je sais que cette série a de nombreux fans et j’ai enfin trouvé le temps de découvrir l’univers de Christelle Dabos. 

Je n’ai pas tout de suite compris l’engouement pour cette saga. J’ai trouvé le début lent, très lent. L’univers mets vraiment du temps à se mettre en place. Je ne voyais pas où l’auteure voulait nous emmener. Le monde ne me semblait pas assez magique. Et puis peu à peu je me suis laissée séduire par l’histoire et les personnages.

L’auteure a créé un monde différent à partir d’une Terre qui a semble-t-il explosé. Les différents morceaux qui en résultent sont appelés des arches qui sont dirigées par des Esprits de famille. Des dieux en quelque sorte. Ophélie vit sur l’arche d’Artémis. Elle est une Liseuse, en touchant un objet elle peut voir l’intégralité de sa vie et de ses propriétaires. Sa vie est bouleversée quand elle est fiancée à un membre d’une autre arche, Thorn. La voilà obligée de le suivre vers le Pôle et de découvrir une nouvelle civilisation. Elle va devoir se battre pour sa vie et pour découvrir les complots qui l’entoure. 

Je suis loin d’être convaincue à 100% par l’histoire, mais je lirai la suite avec plaisir et intérêt. Les évènements sont un peu fouillis par moment et on est aussi perdu qu’Ophélie. J’espère que les choses vont s’éclaircir dans la suite de la saga. Mais il y a des bonnes choses dans ce premier tome et je suis curieuse de voir comment l’auteure va faire avancer les choses. Rendez-vous au prochain épisode!

 

Lecture en août 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 18

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

 

L'adieu aux abeilles partie 1 (Outlander tome 9) ✻✻✻ Diana Gabaldon

 

couv17353526

 

Publié par J’ai Lu 

788 pages 

18,90 euros

première publication VO: 2021

première publication VF: 2022

traducteur: Philippe Safavi

titre original: Go tell the bees that i am gone

 

 

Résumé:

 

En l'an 1779, Claire et Jamie savourent leurs retrouvailles avec leur fille Brianna, Roger, le mari de celle-ci, et leurs enfants, à Fraser's Ridge. Il y a peu, ce rêve leur paraissait encore inaccessible.

 

Mais même dans ce coin isolé de Caroline du Nord, les effets de la guerre se font sentir. La tension dans les Colonies ne cesse de croître et la colère des habitants monte chaque jour d'un cran. Jamie a conscience que ses fermiers connaissent des conflits de loyauté et que le danger est à leur porte.

 

Lorsque les Colonies du Sud se soulèvent, la Révolution se rapproche encore davantage de Fraser's Ridge. En sa qualité de soignante, claire se demande combien de ceux qu'elle aime vont encore devoir verser leur sang... 

 

 

Commentaire:

 Il y a 18 ans, j’ai commencé un voyage que je ne pensais pas si long et si tumultueux. Un peu par hasard, j’ai ouvert le tome 1 du Cercle de pierre (rebaptisé plus tard Outlander). J’ai été littéralement happée par le premier tome et les personnages. Si le tome 1 reste mon préféré, j’attend toujours avec impatience la parution des nouveaux tomes. Dans les premiers temps, le rythme de parution était relativement rapide. Mais il s’est écoulé 5 ans entre ce tome et le précédent, et j’avoue que les souvenirs étaient plus que flous. J’aurai sûrement dû relire le tome précédent pour avoir toutes les cartes en main, mais qu’importe…

 

Risque de spoilers si vous n’êtes pas à jour!!

Ce tome reprend directement là où on s’était arrêté. Brianna et sa famille sont de retour à Fraser’s Ridge, à la bonne époque. Nous assistons aux retrouvailles et aux récits des évènements depuis leur départ. Ensuite, c’est partie pour la description de la vie quotidienne de nos personnages. Ça peut paraitre long par moment. Et puis, tout un coup, au détour d’une page, Diana Gabaldon nous rappelle que rien n’est jamais acquis et que la vie est rude en 1779. J’ai retrouvé l’auteure que j’aime. J’ai été émue et touchée par le destin d’un des personnages. On ne peut pas rester insensible. 

Et sur la fin du roman, les choses commencent à bouger, les personnages prennent des décisions. Ça promet de bonnes choses pour la suite. Il faudra pour ça attendre la parution de la suite en novembre. Mais en attendant, j’ai pris un grand plaisir à lire cette première partie du tome 9. Je suis toujours aussi fan. Ça m’a même donné envie de reprendre la série que j’avais mis en pause. Avec l’automne qui arrive, ce sera un visionnage parfait.

Malgré ses presque 800 pages, le roman se lit très facilement. Les pages tournent rapidement et on a réellement l’impression d’entre en Caroline du Nord en 1779. On est dans une immersion quasi parfaite. Si vous n’avez pas encore débuté le voyage en compagnie de Claire et Jamie, je vous invite à le faire sans tarder…

 

 

Lecture en août 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 17

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

De la même auteure:

"Série Lord John" Lord John and the hand of devilsLa confrérie de l'épéeUne odeur de souffreThe Scottish Prisoner

"Série Le cercle de pierre" Le chardon et le tartan (relecture 2014); Le Talisman (relecture 2014); Le voyage (relecture 2014); Les tambours de l'automne (relecture 2014); La croix de feu (relecture 2014); Le temps des rêves (relecture 2014); La neige et la cendre (relecture 2014); Les canons de la liberté (relecture 2014); Le prix de l'indépendanceLes fils de la libertéA trail of fireVirginsA l'encre de mon coeur partie 1A l'encre de mon coeur partie 2Seven stones to stand or fall;

 

28 août 2022

La Chasseresse ❉❉❉ Kate Quinn

 

couv5832951

 

 

Publié par les éditions Hauteville 

707 pages

9,90 euros

première publication VO: 2019

première publication VF:  2021

traducteur: Agnès Jaubert

titre original: The Huntress

 

 

Résumé:

 

1944. L’Union Soviétique est le seul pays possédant une escadrille de femmes bombardiers. L’intrépide Nina Markova et ses compagnes, les « Sorcières de la Nuit », défendent le ciel contre les nazis. Mais quand Nina s’écrase en territoire ennemi et se trouve confrontée à une impitoyable meurtrière, sa vie ne tient qu’à un fil.

 

Hanté par les horreurs de la guerre, le journaliste anglais Ian Graham se lance dans la traque des criminels de guerre nazis. Une dangereuse cible persiste néanmoins à l’esquiver.  Une tueuse connue sous le nom de « La Chasseresse » – et seule Nina, une des rares à avoir réussi à lui échapper, peut servir d’appât.

 

 

 

 

Commentaire:

 

Direction la Seconde Guerre Mondiale et les années qui ont suivi…

Nous allons suivre deux lignes temporelles. Tout d’avoir, les années de guerre avec l’histoire de Nina, pilote de chasse russe qui fait partie des rares femmes à avoir combattu dans les airs. Nous la suivons depuis son départ de son petit village de Sibérie jusqu’au moment où elle va croiser la route de la Chasseresse.

Dans la seconde ligne temporelle, nous suivons Ian, Tony et Nina qui traquent la Chasseresse, une ancien criminelle de guerre nazi. Leur quête va les mener à croiser la route de Jordan, jeune bostonienne.

Comme à son habitude, Kate Quinn nous propose une plongée dans un épisode historique tout en mettant en scène des femmes fortes. Nina tout d’abord qui doit se battre pour pouvoir voler dans la Russie de Staline. Elle ne vit que dans les airs. C’est une écorchée vive qui lutte pour sa survie dans une Russie où il vaut mieux éviter les dénonciations. Même en temps de guerre, les héros de la nation risquent la mort ou la déportation en cas de doute. J’ai adoré le personnage. Elle n’a pas sa langue dans sa poche et elle sait être très touchante. Pour moi, c’est l’héroïne du roman.

Avec elle, on retrouve deux autres personnages féminins: Jordan et sa belle-mère Anneliese. Si Anneliese est un personnage fascinant, j’ai trouvé Jordan plus fade. Certes elle s’implique dans la quête mais je ne sais pas, il manquait quelques choses. Anneliese est un personnage ambivalent. On ne sait jamais sur quel pied danser avec elle. On aimerait la détester, mais on n’y arrive pas vraiment. C’est là une réussite de la part de Kate Quinn.

Toute la partie actuelle concerne la traque d’une criminelle de guerre nazi. Et j’ai beaucoup aimé cet aspect là. On connait les grandes traques de criminels, ceux qui étaient au pouvoir, ceux qui ont commis les pires atrocités. Ceux dont les procès ont eu un retentissement international. Mais ici, l’équipe de Ian traque les « petits » criminels. Ceux de moindre importance si on peut s’exprimer ainsi. Les gardiens de camps, les allemands qui ont spoliés les Juifs, ceux qui ont tué « quelques » personnes,… Ceux-là sont également coupables d’avoir participer à un génocide et à des crimes de guerre. Mais l’opinion public semble vouloir les oublier. C’est intéressant de voir comment 5 ans après la fin de la guerre, on fait tout pour oublier les atrocités. En Allemagne d’une part, où la population ne veut plus en attendre parler. En Amérique d’autres parts où le gouvernement ne souhaite pas savoir si des criminels de guerre se cache sur son territoire. Pour le reste du monde, je ne me prononcerai pas car le roman n’en parle pas.

L’Homme a une capacité à vouloir oublier au plus vite les atrocités commises. « C’est bien malheureux, mais c’est du passé. » est une phrase qui résume bien la situation. J’ai aimé que Kate Quinn mette en lumière ces chasseurs de nazi et leurs combats pour les faire juger. Car là est tout l’enjeu de la traque, les juger pour qu’ils soient reconnus coupables et responsables de leurs actes. Bref une partie qui m’a beaucoup intéressé et captivé.

L’histoire en elle-même est fluide et agréable à lire. J’apprécie toujours autant le style de l’auteure. J’ai aimé le petit clin d’oeil à son roman précédent, Réseau Alice, avec l’apparition d’un personnage connu des lecteurs.

Il me tarde maintenant de lire son nouveau roman sur la Seconde Guerre Mondiale, sur les décrytpteuses de code de Bletchley Park  

 

 

 

 

 

Lecture en août 2022

 

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 16

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

 

 

De la même auteure:

"Série Rome" La Maîtresse de RomeL'Impératrice des sept collinesLes héritières de RomeThe three fates;

"Série Les Borgias" Le Serpent et la PerleLa Concubine du Vatican.

Le réseau Alice;

Posté par Ireth_Mara à 18:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

21 août 2022

Les apparences ❉❉❉ Gillian Flynn

couv15794548

 

Publié par Le livre de poche 

687 pages

8,60 euros

première publication VO: 2012 

première publication VF: 2012

traducteur: Héloïse Esquié

titre original: Gone Girl 

 

 

Résumé:

 

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

 

 

Commentaire:

Je n’ai jamais vu le film qui est adapté de ce roman, mais je compte bien le voir.

 

Amy et Nick sont le couple parfait, en apparence. Mais quand Amy disparait dans des conditions tragiques et qu’on suspecte Nick, le vernis s’écaille et les mensonges volent en éclat. Tout ce que j’adore! 

Nous suivons en alternance le point de vue de Nick et Amy. C’est hyper jouissif à lire et de relever les incohérences entre les deux histoires. J’ai adoré le personnage d’Amy qui est complètement barré et d’une intelligence redoutable. Je ne peux pas en dire trop pour ne pas gâcher la lecture de futurs lecteurs, car la structure du roman est particulière et apporte un gros plus à l’histoire.

Tous les personnages semblent cacher quelques choses et ont quasiment tous un côté malsain. Il faut se méfier des apparences. Et surtout ne pas prendre pour vérité ce que disent les différents protagonistes.

J’ai vraiment aimé cette lecture. Le début est un peu poussif. On ne sait pas trop où l’auteure veut nous emmener. Et tout d’un coup, tout s’éclaire et on comprend le fonctionnement du roman. Et à partir de là, impossible de lâcher le roman. On a envie de savoir comment va finir l’histoire. Et j’ai trouvé la fin presque parfaite. Au vue des personnages, on ne pouvait pas vraiment finir différemment, mais il y a quelque chose de dérangeant et je ne saurai pas définir quoi.

C’est un très bon thriller et j’ai été agréablement surprise de ma lecture. Je ne pensais pas aimer autant!

 

 

 

 

Lecture en août 2022

 

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 15

pave_2022_250

 

Page récapitulative chez Brize

 

Posté par Ireth_Mara à 10:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

La dernière impératrice ❉❉❉ Daisy Goodwin

couv3950878

 

Publié par Milady 

569 pages

7,90 euros

première publication VO: 2014 

première publication VF: 2015

traducteur: Suzy Borello

titre original: The fortune hunter 

 

 

Résumé:

 

Fuyant la Cour de Vienne et son atmosphère étouffante, Sissi séjourne en Angleterre pour participer à une célèbre chasse. En tant que meilleur cavalier d’Angleterre, Bay Middleton a pour mission de lui servir de guide. Partageant la même passion pour l’équitation, tous deux se rapprochent plus que de raison. Les rumeurs qui courent alors à leur sujet risquent de mettre en péril leur avenir et les relations diplomatiques entre les deux pays…

 

 

Commentaire:

Ce roman est dans ma PAL depuis 2016, il était plus que temps de l’en sortir.

Deux remarques avant de commencer:

L’auteure s’est inspirée de personnages réels, mais les faits sont de la fiction. 

De plus le titre français et le résumé sont plus que trompeurs. On pourrait croire que Sissi allait être le personnage principale du roman, or il n’en est rien. De plus, le titre tente de nous faire croire que Sissi a été la dernière Impératrice. Sauf que c’est faux. Victoria est morte après elle et est donc de fait la dernière impératrice (impératrice régnante). Mais pour attirer le lecteur, on n’est pas à une imprécision près.

 

Cette romance met donc en scène Bay Middleton, un ancien soldat qui est excellent cavalier. Son rêve est de gagner le Grand National, une célèbre course de chevaux. Il n’est pas bien riche et est connu pour avoir de nombreuses conquêtes. Lorsque sa route va croiser celle de Charlotte Baird, une riche héritière, sa vie va être chambouler. Il est attiré par la jeune femme et commence à lui faire la cour. La jeune femme, passionnée de photographie, va répondre favorablement à cette cour. Mais voilà que Sissi arrive en Angleterre pour participer à la saison de la chasse et elle a besoin d’un pilote (un cavalier qui la guide durant la chasse car elle ne connait pas les lieux). C’est Bay qui est choisi (il avait auparavant refusé la même proposition de la part de l’ex-reine des Deux-Siciles qui est une jeune soeur de Sissi) et il ne peut pas refuser. Entre Sissi et Bay, le courant passe tout de suite et ils se rapprochent. Mais pendant le même temps, Bay continue sa cour à Charlotte. Autant vous dire que ce n’est pas le genre de personnage que j’apprécie.

 

Ce roman est clairement une romance qui fait apparaitre Sissi comme personnage secondaire. L’auteure la fait apparaitre sous les traits de la femme auquel aucun homme ne peut résister. Avec ses longs cheveux, telle une sirène, elle les charme et les prends dans ses filets. Ils deviennent tous complètement idiots quand ils sont en sa présence. Je ne sais pas si c’est voulu mais j’ai trouvé Sissi très antipathique tout au long de l’histoire. Capricieuse, autoritaire, manipulatrice, égocentrique, déséquilibrée… En lisant la note de l’auteure, j’ai eu le sentiment qu’elle aimait Sissi et qu’elle voulait lui rendre hommage. C’est complètement raté de mon point de vue. Elle est là pour jouer le rôle de la deuxième femme, celle qui menace l’héroïne « oie blanche ». Que ce soit Sissi n’apporte rien à l’histoire pour moi.

Le résumé parle de risques dans les relations diplomatiques, je n’y ai pas cru une seule seconde. Sissi ne règne pas, c’est son mari qui a les rênes. A aucun moment du texte, on a le sentiment que Victoria va cesser toutes relations avec l’Autriche. Quand à François-Joseph (le mari de Sissi), je n’ai pas eu le sentiment que le comportement de sa femme l’importait.

J’ai trouvé la romance entre Bay et Charlotte artificielle. Pour moi, Bay est uniquement là pour l’argent. Il s’attache beaucoup trop vite à la jeune femme pour que ce soit sincère. Et surtout ça ne l’empêche pas d’avoir une relation avec Sissi sans culpabiliser (du moins dans les premiers temps). Son revirement final est trop rapide.

Charlotte est clairement une oie blanche que l’auteure a voulu rendre « rebelle » en la faisant passionnée de photographie. Elle reste une jeune femme naïve qui se retrouve éblouie par le premier beau charmeur qu’elle croise et qui déplait à sa famille. Même sa passion pour la photo devient vite ennuyeuse. Telle une enfant gâtée, elle n’en fait qu’à sa tête. Telle personne ne veut pas être photographiée? Ce n’est pas grave, elle le fera quand même en douce. Et puis, pour moi, elle pardonne trop facilement à Bay. Je ne suis pas sûre que leur couple sera heureux dans le futur.

 

Une déception donc pour ce roman. L’impression d’avoir été volée sur le contenu réel du roman. Des personnages antipathiques et sans aucune psychologie. Des réactions peu sincères. Bref, un roman à oublier!

 

 

 

Lecture en août 2022

 

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 14

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

 

Posté par Ireth_Mara à 09:48 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,