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Publié par Archipoche 

752 pages

9,95 euros

première publication VO: 2013

première publication VF: 2021

traducteur: Jean-Marie Argelès

titre original: Die zeit der feuerblüten 

 

Résumé:

1837. L'espoir d'une vie meilleure pousse Ida et ses parents à partir à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Quand leur navire, accoste enfin au sud de l'île, les colons s'installent dans un village de pêcheurs. Et Ida déchante.

 

Non seulement est-elle mariée de force à un homme qui se révèle brutal, mais la vie, au sein de cette communauté rigoriste, y est tout aussi dure qu'en Europe.

 

Par chance, Ida se lie avec Cat, qui n'a pas non plus été épargnée par le destin. Les deux jeunes femmes vont dès lors se soutenir. Et, qui sait, trouver enfin le bonheur...

 

 

 

 

Commentaire:

 Après un détour par la Jamaïque, retour en Nouvelle-Zélande avec des personnages qui rêvent d’une vie meilleure.

D’un côté, nous avons Ida, jeune allemande qui suit sa communauté en Nouvelle-Zélande pour débuter une nouvelle vie. Mais la communauté de confession vieux-luthérien entent bien reproduire son mode de vie au pays du nuage blanc. L’intégrisme religieux est en grande partie au centre de ce roman. La jeune femme va devoir se plier aux ordres de son père et épouser un membre de sa communauté. C’est le début d’un long cauchemar.

D’un autre côté, nous avons Cat. La jeune femme est la fils d’une prostituée. Quand le souteneur de sa mère décide qu’il est temps pour Cat de commencer à travailler, elle s’enfuie et rejoint une tribu maori. Elle est à mi chemin entre les deux cultures. Après des années, elle rejoint la « civilisation » et fait la connaissance d’Ida. Bien que très différentes, les deux femmes deviennent néanmoins très amies. Cette amitié leur permettra de traverser plusieurs épreuves et de trouver enfin le bonheur…

On reprend les mêmes ingrédients que dans les sagas précédentes et on change de contexte. Ici la religion tient une grande place. Et elle a un côté très négatif. Dès le début, on se rend compte que les anciens du village ne sont que des misogynes qui entendent bien garder leurs femmes sous contrôle. Tenues, relations avec les autres, tâches dédiées,… C’est simple, à part Karl et Eric, aucun homme du village n’est sympathique. On souffre avec Ida tellement l’auteure lui en fait baver. Et comme elle est plutôt passive durant une grande partie du roman, elle subit vraiment les évènements. Cat est plus forte, même si elle morfle aussi au cours du roman.

On assiste à la naissance des barons des moutons en Nouvelle-Zélande. Dans les trilogies précédentes, les exploitations existent déjà. Mais ici nous sommes quelques années avant. Et on s’intéresse principalement aux colons allemands, grande nouveauté par rapport aux autres romans.

Sans dévoiler une des intrigues du roman, je suis curieuse de voir comment une décision sera traitée dans la suite. Car franchement quand la vérité sera connue des intéressés, ça risque d’être explosif.

Comme à chaque fois, j’ai aimé me rendre en Nouvelle-Zélande. L’auteure a le don pour me transporter dans le passé. Si la vie des pionniers ne me tente guère, chevaucher dans les grandes étendues des Plains me plairait beaucoup.

Avec Sarah Lark, le dépaysement est toujours garanti. Et surtout un bon moyen de découvrir l’histoire des début de la colonisation de la Nouvelle-Zélande…

 

 

Lecture en septembre 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 21

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Page récapitulative chez Brize

 

De la même auteure:

"Série Gwyneira McKenzie" Le pays du nuage blancLe chant des espritsLe cri de la terre.

"Série Lizzie et Michael" Les rives de la terre lointaineA l'ombre de l'arbre KauriLes larmes de la déesse Maori.

"Série La Jamaïque" L'île aux mille sources;