J04198

 

Publié par Gallimard 

604 pages

9,49 euros

première publication VO: 2019

première publication VF: 2020

traducteur: Faustina Fiore

titre original: The fountains of silence

 

 

Résumé:

1957. Daniel Matheson passe l'été à Madrid avec ses parents. Passionné de photographie, il espère découvrir le pays de naissance de sa mère par le viseur de son appareil. Dans l'hôtel Castellana où s'installe la famille Matheson travaille la belle et mystérieuse Ana. Daniel découvre peu à peu son histoire, lourde de secrets, et à travers elle le poids de la dictature espagnole. Mais leur amour est-il possible dans un pays dominé par la peur et le mensonge ?

 

 

 

 

Commentaire:

 

Ma première lecture de Ruta Sepetys remonte à 2014 avec Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre et qui s’était soldée par un coup de coeur. Je m’étais toujours dis que je relirai un roman de l’auteure. Comme cela faisait plusieurs fois que Hôtel Castellana me faisait de l’oeil en librairie, j’ai donc fini par me lancer. Ce roman nous entraine en 1957 à Madrid en pleine période franquiste. L’auteure nous fait découvrir la période à travers les yeux de Daniel, jeune américain, qui se passionne pour la photographie. A travers lui et les personnes qu’il va croiser durant son séjour, nous allons découvrir la vie quotidienne des espagnoles sous le régime de Franco.

Roman très intéressant qui met en lumière une période de l’histoire espagnole souvent peu connue des lecteurs français. Répression, dénonciation, prison, disparition, tels sont les évènements qui rythment le pays depuis la présence au pouvoir du dictateur. La vie est difficile et chacun doit faire attention à ce qu’il dit et ce qu’il fait. Nous avons différents points de vue. Ceux qui tentent de survivre au jour le jour, ceux qui sont des partisans convaincus du régime, ceux qui profitent du sytème… J’ai aimé avoir différents points de vue, cela permet d’avoir une vue complète sur la période. Surtout que différents sujets sont traités dans le roman. La vie quotidienne, les corridas, les orphelins, l’implication des américains dans la vie du pays,… Certaines situations racontées font froid dans le dos, même si pour certaines j’étais déjà au courant.

Le récit alterne avec des extraits de documents, pour la plupart américains. Cela apporte un éclairage extérieure à l’histoire, même si certains extraits ne m’ont pas paru très intéressants. D’autres par contre sont très pertinents.

Le style est fluide et les pages défilent. J’ai passé un bon moment avec Daniel, Ana et leurs familles et amis. Seul l’épilogue me parait un peu tirer par les cheveux. Le twist de l’auteure n’était pas, à mon sens, nécessaire pour clôturer l’histoire.

Une très bonne lecture, qui n’est pas un coup de coeur, que j’ai beaucoup apprécié.  J’essayerai de ne pas mettre 8 ans avant de lire un autre roman de l’auteure.

 

Lecture en septembre 2022

Lecture dans le cadre du challenge Pavé de l’été 2022: 19

pave-2022-250

 

Page récapitulative chez Brize

 

De la même auteure: Ce qu'il n'ont pas pu nous prendre