La terre des morts de Jean-Christophe Grangé

 

 

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Publié par Albin Michel 

553 pages

23,90 euros

première publication: 2018

 

 

 

Résumé:

 

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.

Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.

Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal. 

 

 

Commentaire:

 Le nouveau Grangé! Un an et demi que je l’attendais! Après sa duologie sur la famille Morvan, il revient avec un one-shot qui nous plonge dans une noirceur sans nom…

Des strip-teaseuses sont ligotées et tuées. Mais ligotées selon une façon particulière, le shibari. Corso doit plonger dans les ténèbres: boites de strip-tease, industrie pornographique, le mal a l’état pur… Une enquête qui réveiller les propres démons de l’enquêteur.

Le roman s’articule en trois parties et chaque partie est dominée par un personnage: Corso - Sobieski - Muller. Chacun prend le pouvoir tour à tour. Et il faudra attendre la fin pour enfin comprendre où l’atour voulait en venir et pour comprendre la signification du titre.

On plonge dans un monde glauque où la perversité est le maîte-mot. Grangé ne nous épargne pas grand chose. Certains personnages ont vraiment des pratiques très perturbantes. Et il n’y a pas un personnage équilibré dans tout le livre (à part Thaddée). Je sais bien que personne ne peut être ni tout blanc ni tout noir, mais là ils tirent tous sur le gris foncé.

C’est glauque, c’est sombre et j’ai passé un très bon moment. Le début est un peu difficile, mais très vite on est pris par le duel entre Corso et le tueur. Et pour une fois, l’histoire ne s’arrête pas à l’arrestation. En effet, nous avons droit au procès du tueur et c’est intéressant de voir les révélations s’enchainer. Et nos convictions être chamboulées.

Un bon cru. Par contre, il faut clairement avoir le coeur bien accroché car on est très très loin du monde des bisounours. Mais c’est la marque de fabrique de l’auteur et c’est une des raisons pour laquelle je l’adore! 

 

 

Lecture en mai 2018

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